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Toujours à Phnom Penh, nous bravons les embouteillages pour aller visiter le S21, ancien camp de détention pendant la période khmers rouges. Cet ancien lycée a servi de prison et de centre de torture. Les prisonniers qui n’avaient pas succombé aux tortures étaient ensuite emmenés dans des camps d’extermination.

Nous allons voir un de ces camps qui est aujourd’hui un mémorial (près de 400 de ces camps étaient disséminés dans tout le Cambodge). Ici pas moins de 8985 corps ont été retrouvés dans des fosses.

Petit rappel historique concernant le génocide khmer : quand ils prirent la capitale le 17 avril 1975, les Khmers Rouges la firent évacuer de force, 2,5 millions de personnes. Les gens, adultes, enfants, vieillards, malades se sont retrouvés sur la route, à pieds avec un baluchon sur les épaules. Cette évacuation fit 400.000 victimes. Toutes les villes du Cambodge furent aussi évacuées. Beaucoup de réfugiés moururent dans les rizières, du fait du soleil, du manque de nourriture, des maladies et des travaux de force. Pour aggraver la situation, les Khmers Rouges exterminaient tous ceux qui les dérangeaient c’est-à-dire ceux qui pouvaient avoir des connaissances.  Ils ne voulaient pas prendre le risque de laisser des « ennemis » en vie, et préféraient éliminer : le délit de faciès d’intellectuel. « Il vaut mieux tuer 10 amis que de laisser un ennemi en vie ». Pour préserver les balles, ils préféraient fracasser la tête des condamnés. Près de 2 millions de personnes furent tuées. Chassés par les Vietnamiens fin 1978, les Khmers Rouges se réfugièrent près de la frontière thaïlandaise, et sèmèrent un peu partout dans la région des mines, afin de mutiler les paysans, les empêchant de travailler, dans le but de déstabiliser le pouvoir. En riposte, le gouvernement en a aussi semées, pour contrer la rébellion des Khmers Rouges. La déstabilisation ne fonctionnera pas mais fera de nombreuses victimes et on a chiffré à plus de 10 millions le nombre de mines éparpillées dans le pays. Et en tout, selon les sources, dans toute la période, 1/3 de la population tuée.

Le jour d’après nous reprenons la route. Ayant très, trop, chaud, nous avons décidé de descendre à la mer. Sur la route, nous croisons des choses surprenantes. Ne parlons pas des femmes en pyjama, enfin en tenue normale pour elles. Nous adorons le pyjama avec des petites fleurs roses accompagné de chaussures à talon. La nana avec blouson d’hiver et gants en laine par 40°C est pas mal. Nous photographions aussi le livreur de vitres sur sa mobylette. C’est le copain qui conduit, lui tient la vitre. Il y a aussi les bus archi chargés, les courses dépassent d’1mètre du coffre. Et comme il n’y a plus de place, des gars sont assis en tailleur sur le toit et pour se tenir, rien, que la chance pour ne pas finir par terre. Bon, nous on est à peu près normal, sauf parfois 5 devant pour bénéficier de la clim.

Nous voici après une petite journée de route et quelques centaines de photos en plus, à Sihanoukville en bord de plage. On pensait se rafraîchir dans l’eau mais avec une température d’environ 34°C (et oui c’est l’eau !), c’est pas trop le cas. Mais l’eau émeraude est magnifique et nous bénéficions d’une petite brise bien agréable et des copieux plats khmers du restaurant d’à côté quand ce n’est pas la marchande de langoustes (enfin plutôt énormes crevettes) qui passe au pied de Dédé.

Allez, après 3 jours sur place, on se décide à remonter, repassant par Phnom Penh où nous voulions visiter l’ONG « Pour un sourire d’enfants » mais c’est encore fermé (c’est l’anniversaire du roi) puis direction Siem Reap. Nous nous arrêtons chez Arnaud et Su. On leur laisse passer une nuit dans Dédé, il faut bien qu’ils s’entraînent avant leur tour du monde. Entre un barbecue chez Véronique et Etienne, l’anniversaire de Romain avec un gros gâteau au chocolat blanc et noir, nous ne voyons pas le week-end passer.

Nous voici le lundi à la frontière thaïlandaise où nous avons rendez-vous avec une famille en camping-car, la famille Duvillard.

Voici pour finir une petite compilation de ce que l'on a pu croiser sur les routes du Cambodge.