Petit rappel historique concernant le génocide khmer : quand ils prirent la capitale le 17 avril 1975, les Khmers Rouges la firent évacuer de force, 2,5 millions de personnes. Les gens, adultes, enfants, vieillards, malades se sont retrouvés sur la route, à pieds avec un baluchon sur les épaules. Cette évacuation fit 400.000 victimes. Toutes les villes du Cambodge furent aussi évacuées. Beaucoup de réfugiés moururent dans les rizières, du fait du soleil, du manque de nourriture, des maladies et des travaux de force. Pour aggraver la situation, les Khmers Rouges exterminaient tous ceux qui les dérangeaient c’est-à-dire ceux qui pouvaient avoir des connaissances. Ils ne voulaient pas prendre le risque de laisser des « ennemis » en vie, et préféraient éliminer : le délit de faciès d’intellectuel. « Il vaut mieux tuer 10 amis que de laisser un ennemi en vie ». Pour préserver les balles, ils préféraient fracasser la tête des condamnés. Près de 2 millions de personnes furent tuées. Chassés par les Vietnamiens fin 1978, les Khmers Rouges se réfugièrent près de la frontière thaïlandaise, et sèmèrent un peu partout dans la région des mines, afin de mutiler les paysans, les empêchant de travailler, dans le but de déstabiliser le pouvoir. En riposte, le gouvernement en a aussi semées, pour contrer la rébellion des Khmers Rouges. La déstabilisation ne fonctionnera pas mais fera de nombreuses victimes et on a chiffré à plus de 10 millions le nombre de mines éparpillées dans le pays. Et en tout, selon les sources, dans toute la période, 1/3 de la population tuée.