Contact
Récits & Photos
Le Projet
La famille
La Famille Poos autour du monde, en camping car
Côté Pratique


Après les baleines, les lions et les éléphants de mer, nous aurions aimé voir les pingouins mais le site de Punta Tombo est fermé et à Cabo dos Bahia nous ne verrons que leur nid : c’est encore trop tôt dans la saison. «  Mas tarde los pinguinos » nous annoncent les gardes Parcs (plus tard les pingouins). A Cabo dos Bahia, nous étions sur le point de passer la nuit tranquille mais le garde forestier nous demande de sortir du parc, et nous sommes obligés de dormir à la sortie du parc, dans l’estancia du chanteur Florent P. Mais comme les pingouins, il n’est pas là non plus !!

Contact & Merci

Récits & Photos

Le Projet

Là c'est nous

Accueil

Côté pratique

LES FORETS PETRIFIEES

LA TERRE DE FEU

Prochaine étape, les parcs nationaux du sud : le Torres del Paine chilien, les parcs argentins des glaciers et du Fitz Roy.







LES GALERIES PHOTOS

Par contre, nous nous arrêtons à un refuge afin de voir les castors. Nous nous promenons 4h, dans la neige, raquettes aux pieds mais sans apercevoir la queue d’un seul. C’est trop tôt. Par contre, notre guide nous raconte leur mode vie. Un castor adulte est plus gros et plus grand que Romain (jusqu’à 30kg pour 1,20m).

Nous repartons d’Ushuaia en repassant le morceau de terre du Chili, le bac pour arriver à Punta Arenas.

Deuxième passage de frontière Chili Argentine, et bientôt Ushuaia. Dédé y fait son entrée chaines aux pieds pour cause de route enneigée sur 50km. Nous sommes à la fin du monde comme indiqué sur les pancartes. Une petite croisière en catamaran (3h) sur le canal de Beagle nous permet d’admirer Ushuaia au milieu des montagnes ainsi que lions de mer et cormorans mais aussi le célèbre Phare. Il ne nous manque qu’un peu de soleil. Nous visitons 2 musées, le musée Yamana qui montre la vie des tribus indiennes de la terre de feu et le musée de la fin du monde qui présente entre autre 180 oiseaux empaillés. Nous essayons d’aller au Parc National mais Pascal préfère faire demi-tour : la route devient un mélange boue-neige et Dédé commence à ne plus avoir beaucoup d’adhérence.

Rio Gallegos nous permet de faire le plein de tout avant de passer la frontière Argentino-Chilienne pour la Terre de Feu : diesel, eau, bouffe, vin, il va encore falloir planquer la nourriture mais on commence à être rodé. Parce que pour aller à Ushuaia en Argentine, il faut passer une bande de terre chilienne, pratique! Nous prenons le bac pour passer le Détroit de Magellan. Nous voilà en Terre de Feu. Pourquoi de feu me direz-vous, on s'est posé la même question : Ushuaia, Séquence Histoire. Quand Magellan arrive à l'extrême Sud de l'Amérique en 1520, cette partie de territoire est peuplée par les indiens Yamana. Ils vivaient nus même en hiver, car comme il y pleut quasiment tout le temps (ne serait-ce que quelques averses), ils auraient eu les vêtements mouillés en permanence, et ceux-ci n'auraient jamais séché. Par conséquent, ils faisaient des feux pour se réchauffer. Magellan appella cette région la Terre de Fumée. Quand le roi d'Espagne Charles Quint eut vent de la découverte de cette région, il pensa qu'il n'y avait pas de fumée sans feu (pas bête le gars) et la rebaptisa Terre de Feu. Voilà fin du cours.

En Terre de feu chilienne, c’est de la piste, en plus ou moins bon état, mais de meilleure qualité que la route internationale prise par les camions : les chiliens ne vont quand même pas entretenir une route qui ne sert qu’à ravitailler les argentins de la Terre de Feu. Le bon côté des choses : le paysage.

Nous continuons notre descente, et voulons nous arrêter au Parc Naturel de Monte Leon. « Cerrado » nous annonce une pancarte (Fermé). A la maison des gardes forestiers du parc, on nous explique que le parc est fermé pour cause de pistes non praticables suite aux pluies (encore la boue !). Tant pis, on dormira près de chez eux. Et là, nous avons la chance de pouvoir caresser un guanaco de 6 mois, orphelin, et donc élevé par les gardes. Moment exceptionnel pour les enfants. Romain a un peu peur et le guanaco aussi.

Dédé reçoit sur les pistes un caillou qui lui fait un trou de 10cm de diamètre au niveau de la porte. Après la soute qui a eu une fissure à la sortie du bac de Copacabana, c’est le tour de la porte, Pascal est obligé de réparer et de colmater : c’est bon ça tient. On décide même de faire faire un parallélisme à Trelew, car Dédé bouffe un peu ses pneus à l’intérieur et on en profite pour faire réparer la roue crevée en Bolivie 3 mois auparavant.

Etape suivante après les animaux, les forêts pétrifiées. La première, près de Comodoro donne l’occasion à Dédé de faire connaissance avec la boue. De toute façon, il n’était pas propre. Il a plu énormément cette nuit (11mm nous dira le garde forestier après, énorme pour cette région). Pascal jure, peste tant il a peur de s’enliser. Dédé est à la limite, ça patine, ça chasse, ça passe. Nous nous promenons au milieu des troncs datant de 65000 ans devenus pierre sous l’action de l’eau et du vent. Le 2ème site plus au sud  date de 130 millions d’années : les arbres sont aussi des araucarias et ont été enfouis sous de la cendre avant pétrification. C’est impressionnant, il y a des troncs mesurant jusqu’à 35m de long et 5m de diamètre.