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Ca y est nous avons passé la frontière et sommes au Pérou, nos langues peuvent se délier. En fait, les militaires de la caserne de Patacamaya en Bolivie, du corps d’élite des tankistes de l’Armée Bolivienne ont accepté de remorquer le camping car des Cousinié. Quand je dis Elite, c’est que c’était écrit sur le mur d’entrée et à l’intérieur, car franchement, à être resté une journée et demie, on aurait plutôt cru les Bidasses en Folie ! Le dépannage a pris une journée, Jacky a payé à la fin le diesel, le chef mécano et ses 2 soldats, comme logique.

LES GALERIES PHOTOS

COPACABANA

LA PAZ

LA ROUTE DE LA MORT

TIWANAKU

Nous arrivons à Copacabana, ville très touristique, nous nous parquons le long du lac. C’est tranquille et super joli. Nous visitons l’Ile du soleil avec une randonnée de 4h du nord au sud, nous apercevons une ile flottante mais pas un des 70 voyageurs du bateau ne descend du bateau tellement elle semble irréelle et faite que pour les touristes. Les enfants font du pédalo, nous visitons la ville, sa cathédrale, nous assistons à la bénédiction des voitures et des bus.

Direction Le Lac Titicaca mais sur la route nous voici pris par un radar à soit disant 98km/h alors que notre régulateur était à 80km/h. En plus, ce radar-pistolet arrive à prendre 2 véhicules en même temps, celui des Cousinié qui ne peut dépasser cette vitesse et le notre. Finalement, les flics disent que comme c’est la première fois, on laisse courir.


Pour arriver au Lac Titicaca, il faut prendre un bac. Et là, on a cru (enfin surtout Pascale qui ne voulait pas voir) que Dédé tomberait dans l’eau tant il basculait de droite à gauche sur ce bac fait de planches en bois très rudimentaires. Mais on se disait que si des bus passaient on devrait passer.

Notre départ de La Paz n’est pas mieux que notre arrivée : dans El Alto, cette fois, c’est la grève des transports en commun. Il faut dire que dans la Paz les voitures particulières sont quasi inexistantes, il n’y a presque que des taxis et des bus. Nous roulons dans des rues désertes de voitures mais bondées de personnes, que des hommes (pas de femme ni d’enfant), et dont la plupart a passé la journée dehors à boire. Et là, passer inaperçu avec un Dédé de 50m3 ce n’est pas de la tarte. On se fait siffler, huer, nous avons hâte d’en sortir mais bientôt nous voici cernés par la foule. Un homme se jette devant Dédé faisant semblant d’être mort, Pascal parle un peu, et puis des copains en train de rire l’emmènent. La foule s’ouvre et nous passons. Nous aurons reçu quand même 2 pierres mais Dédé n’a rien et nous quittons la ville un peu retourné.


Nous voici à Tiwanaku, cité pré-inca, pour le nouvel an aymara à la date du solstice d’hiver (c'est la fin de l'année agraire). Nous assistons à une fête andine des plus extraordinaires avec prêtre ou chaman en costume, offrandes, lever du soleil à travers la Porte du soleil où se lèvent 24000 mains en même temps, danses traditionnelles en costumes…

Puis nous nous lançons avec les Thille à l’assaut de la route de la mort en vélo. On part de la Cumbre à 4700m pour arriver à Coroico à 1200m. Quelle vertigineuse descente de 64km à 1m du précipice profond de 300m. Pas de danger quand on est prudent mais dans le groupe nous avons quand même eu un Australien (ils sont fous ces australiens !) qui a fini à l’hôpital après une gamelle des plus acrobatiques.

Dans la Paz, nous assistons à une procession de mariage, tout en costumes traditionnels. Nous visitons le musée des instruments de musique (les enfants ont pu se défouler, jouant de la batterie aux instruments traditionnels boliviens), le musée de l’or (sécurisé par une énorme porte blindée), le musée du littoral bolivien (bof) et le musée des costumes avec ses masques de fête, la vallée de La Luna avec ses roches érodées aux multiples formes.

Dans El Alto, par erreur, nous nous enfilons dans le marché et là, nous avons été bloqués près d’une heure. Des voitures, des gens partout, les voitures forcent, c’est à qui passera le premier, les gens se faufilent. Dédé est même rentré, en reculant un peu dans la pente, dans une voiture qui nous collait de très près. Le conducteur (ils sont fous ces boliviens !) pas content a bien tenté de râler, mais Pascal a sorti l’arme fatale dans ces cas-là : j’comprends rien à ce que tu dis mon gars, j’parle pas espagnol, t’as quelque chose qui va pas ? (en français bien sûr). Au bout de 3 minutes, il est remonté dans sa voiture, désespéré de ne pas avoir pu nous prendre quelques bols et s’est barré. Il n’avait qu’à pas nous coller ! D’autant plus que c’est surement pas Dédé qui a du lui faire du mal, puisqu’il est tout en plastique souple.

Nous retrouvons à l’hôtel Claude & Alain, puis nous rejoignent un peu plus tard Flo & Géo (pari-paname.com), Nassera & Philippe, Emilie & Jérémie et enfin les Thille, Mélanie & Christian. Merci à tous pour ces bonnes soirées passées ensemble. Nous avons même fêté l’anniversaire de mariage des Thille avec un gros gâteau bolivien à la crème.

Mais, cela ne suffisait plus, le lieutenant qui s’était occupé de nous, en voulait encore un peu plus, pour le transport soi-disant. Finalement, il lâche l’affaire sous les négociations féroces de Jacky, dit « El Negociator ». Nous nous apprêtions à sortir de l’enceinte de la caserne quand arriva le Colonel commandant la caserne. Lui aussi voulait toucher un peu de sous : 300 $, sinon nous ne sortions pas (ils sont fous ces militaires). C’est alors que Jacky lui demanda une facture et une expression qui nous restera chère : « NO FACTURA, NO PAGAR » (pas de facture, pas de sous). Jacky négocia pour 100$, le colonel acceptait, mais il vit rouge quand Nath voulut prendre en photo la remise des sous, pour trace de ce pot de vin. Dès lors, il ne voulait plus rien, si ce n’est nous bloquer dans sa caserne jusqu’à … Au bout d’un temps, il a finalement accepté de nous laisser partir, par contre il a tenu à enregistrer tous nos passeports, à effacer toutes les photos que nous avions prises dans sa caserne (pour notre part, il n’a vu que les photos de l’appareil photo de Romain …).

Une fois dehors, nous rigolons bien de cette affaire, le portefeuille de Jacky & Nath un peu moins, mais comme ça, nous pouvions continuer la route.


Toujours ensemble (amis pour la vie, nous disait un certain colonel), nous roulons ensuite vers La Paz pour gagner l’hôtel-camping Oberland à une dizaine de kilomètres du centre ville. Mais la traversée de la Paz a été épique. En gros, La Paz se divise en 2 partie et a la particularité d’avoir ses quartiers pauvres en haut (El Alto à plus de 4000m) et les riches vivent plus en bas, à 3200m : quelle ville incroyable, toutes ces maisons à flanc de montagne, entre le haut et le bas.