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Le passage de la frontière se fait très facilement. En 1h, nous avons nos visas : 30$ le visa soit 150$ pour nous 5. Nous payons sans réfléchir et sans calculer le change les 6500 bahts que le douanier nous demande. Mais cela nous turlupine et pendant le repas, 1h après, nous prenons la calculette pour refaire les calculs. Il n’y a pas à dire le douanier nous a arnaqués. La colère prend Pascale et 2h après être passés à la frontière et sans aucune preuve à part le reçu de 150$, nous y retournons. Nous retrouvons le même douanier qui ne discute même pas, il nous rend notre agent. Nous allons au bureau de change attenant et obtenons les 150$ contre seulement 5100 bahts. Pascale est contente, près de 40€ de gagnés. Nous n’avons même pas eu à évoquer la police.

La première ville où nous arrivons à quelques kilomètres de la frontière est Vientiane la capitale. Pas grand-chose à y faire si ce n’est les temples tout dorés mais on a déjà pas mal donné. Nous faisons cependant le temple Wat That Luang avec son superbe stupa en or ainsi que le marché du matin 2 ou 3 fois. Pascale y achète même des fleurs pour Dédé, normalement destinées aux temples. N’oublions pas notre passage par une boutique d’échange de livres car Marion avec ses 140 livres lus depuis le début du voyage…

Nous passons le week-end au bord d’un immense lac artificiel, le lac Ang Nam Ngum. Nous rencontrons le propriétaire de la guest-house (adresse dans côté pratique) où nous sommes parqués, Prasad laotien de racine mais né à Montpellier. Il a instauré comme beaucoup de laotiens un terrain de boules et nous sommes donc bien obligés de défendre les couleurs de la France face au Laos. Bon, on perd car ils ont un tireur d’élite mais on n’est pas ridicule. Et puis la partie n’est que prétexte pour partager un ou deux pastis. Nous assistons aussi à un entraînement de combats de coqs : impressionnant. Leurs ergots sont protégés pour qu’ils ne se blessent pas. Les asiatiques sont fervents aux combats de coqs.

Le lendemain Prasad nous emmène en pirogue sur le lac. Nous voyons les bûcherons de l’eau. Ce lac s’est formé à la création d’un barrage sur une immense vallée boisée en 1971. Comme c’était la guerre à cette époque, ils n’on pas pris le temps de couper le bois précieux et c’est aujourd’hui une véritable fortune en bois qu’il y a en dessous. Les hommes plongent donc avec masques, bouteilles ou tuyau d’oxygène relié au bateau, pour repérer les bons morceaux, les relier à un câble, les tronçonner avec une tronçonneuse hydraulique de plus d’un mètre de guide chaîne. Ces hommes peuvent descendre jusqu’à 40m de profondeur. Les voir travailler ainsi est fantastique. Nous avons la chance d’avoir Prasad qui nous fournit les explications en français, et le piroguier avec nous est un ancien plongeur. Nous pouvons admirer ce travail de près en montant sur les bateaux.

Le week-end étant fini, nous revenons à Vientiane pour obtenir de l’ambassade de Thaïlande notre visa pour 60 jours qui est devenu gratuit depuis le 11 mai dû aux évènements politiques et à la diminution des touristes. On en a assez de n’avoir par voie terrestre que 15 jours à chaque fois. Peut-être que si les évènements se calment, on ira à Bangkok. Pascal offre à sa petite femme un massage pour la fête des mères qu’elle fait au centre Papaya Spa près duquel nous sommes garés. C’est l’endroit le plus chic de la ville. Le lendemain nous recommencerons les massages en famille (sauf Pascal) dans une petite chaumière sur pilotis à l’intérieur de l’enceinte d’un temple. C’est la première expérience pour Romain et Julie et ils attendent avec impatience de renouveler cela. Pascal pendant ce temps fait visiter le camping-car à 2 moines en habit orange.

Nous arrivons ensuite à Vang Viang, un village qui vit essentiellement grâce au tourisme. C’est le lieu de passage obligatoire pour les jeunes en sac à dos, l’alcool en général coule à flot, on s’y amuse bien. On y vient pour profiter de la rivière et des grottes. Nous louons des vélos (au Laos c’est 1€ la journée) pour effectuer une petite randonnée de 6km jusqu’à une grotte. Le terrain est un peu difficile pour Romain qui plonge tout d’abord dans une flaque de boue puis qui finit tout rouge à l’arrivée sous le soleil de plomb. Il se rafraîchit en sautant dans la rivière, des cordes ont même été installées et toute la famille se prend pour Tarzan.

Dans la grotte, avec nos frontales on se prend pour Indiania Jones, c’est noir, glissant. Et puis pour le retour en vélo, on est des vrais laotiens sous la mousson. On est complètement trempé mais comme il fait chaud, cela va et Romain arrive comme un chef au camping-car, tout rouge, cette fois, de boue. Heureusement la laverie n’est pas loin et pas chère. On y met tous nos vêtements car on ne peut pas tout faire sécher dans le camping-car.

Le lendemain, on se la joue touriste local : on prend nos bouées, on monte en tuk-tuk, et tous dans l’eau, un peu fraîche pour descendre la rivière pendant 2h. 5,5€ la bouée (ou plutôt la chambre à air), ils abusent carrément, ils se gavent sur tous les touristes. On fait un arrêt au bar pour boire une bière, les enfants eux s’éclatent aux tyroliennes et trapèzes qui les propulsent dans l’eau. Les bars crachent la musique bien fort, mais une bande acclame Romain qui s’élance et tombe dans l’eau après avoir lâché la tyrolienne d’une hauteur de 3-4mètres. Par contre, on ne fera qu’un seul bar, on a un peu passé l’âge, car les vrais « jeunes » eux les font tous et arrivent en bas bien éméchés.

Nous sommes contents, les températures diminuent et nous arrivons même à nous passer des ventilateurs la nuit. On n’en revient pas, quand nous étions sur les bouées, on a même eu frais et on essayait de se mettre au soleil pour nous réchauffer.