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Nous arrivons à l’aéroport de Windhoek en Namibie après une nuit à Johannesburg en Afrique du Sud. Et ils sont là tous les quatre à nous accueillir avec un grand sourire, ce sont les Coucous, enfin la famille Cousinié : Benjamin 10 ans dans quelques jours n’a pas changé, Quentin 13 ans a coupé ses cheveux depuis l’Argentine, et Nath et Jacky (avec un an de plus, mais cela ne se voit pas). Le soir même, Benji pour nous remettre dans le bain nous a préparé un spectacle hilarant.

Pour notre séjour en Namibie, nous avons loué une voiture et du matériel de camping. Nous voulions prendre un 4X4 avec tentes sur le toit, mais comme il n’y en avait plus, la voiture un peu haute fera l’affaire ainsi que les tentes igloos. Ici, le temps est sec, chaud la journée, plus frais la nuit (nous aurons entre 10 et 15°C) et sans un nuage. Nous voici partis vers le nord de la Namibie, après les deux jours de camping à Windhoek, normal c’est la capitale, nous commençons les bivouacs sauvages et les feux de camp. Le pays s’y prête et nous n’aurons pas de mal pendant ces trois semaines à bivouaquer, que ce soit perdus dans la savane ou en bord de piste. C’est un véritable plaisir pour Romain de jouer avec le feu sous le regard des parents.

Le parc d’Etosha, immense réserve animalière de 22 000km2, 350km d’est en ouest, nous permet de voir les animaux d’Afrique : quelques cris d’émerveillement pour les premiers zèbres, les girafes, les rhinos, les koudous, les diks-diks, les springboks, les impalas, les bubales, oryx avec leurs très longues cornes toutes droites (six différentes espèces de cervidés), les chacals, les gnous, les petites écureuils qui nous regardent du bord de la piste. Les oiseaux ne sont pas en manque. Nous admirons plus particulièrement le secrétaire harpi et les nids de républicains. Nous verrons jusqu’à quatorze girafes toutes ensemble, une troupe d’une centaine de zèbres et un troupeau d’une vingtaine d’éléphants dont les plus petits chassent un rhino voulant s’approcher du plan d’eau où ils étaient en train de s’abreuver.

Après ces trois jours dans le parc où à notre grand désappointement, nous ne verrons pas les lions, nous prenons la plus mauvaise piste que nous ayons trouvée pour rejoindre Opuwo. Bougniaf, le camion des Cousinié et notre voiture de location ne s’en sortent pas mal, manquant de s’ensabler à chaque kilomètre, Bougniaf ayant décollé des pneus avant et ayant perdu la lumière extérieure et la poignée de sécurité lors d’un frôlement avec un camion.

Bref, nous arrivons entiers à Opuwo et faisons connaisance avec les femmes Himbas que nous avions déjà aperçues au marché artisanal de Windhoek. Julie nous fait la remarque suivante : « Mais maman, on dirait qu’elles sortent de la préhistoire ». Et c’est bien vrai, leur corps est couvert d’un mélange d’ocre et de graisse (bien souvent du beurre rance ou de la vaseline) qui lui confère une couleur rouge, d’où leur nom de peuple rouge. Leur tenue est faite de peau de chèvre et elles ont une très belle coiffe. Nous ne savons pas trop comment les approcher car très peu parlent anglais. En voyant les enfants restés dans la voiture, quatre jeunes femmes viennent leur parler, l’une d’elle a fait des études en Afrique du Sud. Nous sommes autant surpris devant elles que elles devant nos blondinets. Une est enceinte, elle a 13 ans et semble étonnée que Marion n’ait pas d’enfant. Elle lui demande si c’est parce qu’elle ne peut pas en avoir. Cette rencontre marquera les enfants.