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Ce peuple doit survivre entre le modernisme et l’arrivée des touristes tout en respectant leurs traditions. Pas évident ! Les femmes essaient de vendre leur artisanat, de quémander de l’argent pour une photo, du sucre ou des médicaments. Parfois elles demandent à ce qu’on les emmène en voiture. Jacky et Nath s’y sont essayés. C’était sympa mais le dialogue est un peu restreint car elles sont vraiment une minorité à parler l’anglais. Et puis, la serviette recouvrant le siège a fini maculée par l’ocre.

Sur la route d’Epupa, nous nous arrêtons en bord de piste pour visiter une école. Nous constatons le manque de moyens, le plus grave étant de voir à notre arrivée des enfants regarder leurs copains manger le porridge car leurs parents n’ont pas payé. Nous avons laissé un peu d’argent en réclamant qu’on leur serve un repas et espérons qu’ils l’ont bien eu. La plupart des gamins dorment à l’école soit par terre, soit dans le dortoir qui nous a fait pensé à une prison, un peu comme le S21 au Cambodge. Les classes quant à elles manquent de tout, c’est un bureau pour trois, parfois le plateau du bureau est par terre et les sièges n’ont pas toujours de fond. Les enfants nous ont réclamé des stylos, des couvertures, des tee-shirts, des chaussures et aussi des bonbons. Nous avons remis tous les stylos dont nous pouvions nous démunir aux maîtresses. Cela a été un choc pour nous et les enfants, d’autant plus important que ces enfants débordaient d’amour. C’était à celui qui nous souriait, nous prenait la main ou nous touchait les cheveux. Même si ils voient des blancs sur la route, jamais ils ne s’arrêtent et ils ne s’étaient pas encore permis de les toucher. 

Sur le bord de cette même route, une femme himba nous montre son bébé dont le pied a une énorme brûlure. La plaie est recouverte d’ocre et purule. La femme ne parle pas anglais, et à part nettoyer la plaie, ce que Jacky fait parfaitement, nous ne pouvons pas grand-chose. Quand nous évoquons le mot « clinique », elle répond non. Nous allons cependant chercher une responsable du dispensaire qui discute avec elle et l’invite à venir voir l’infirmière qui sera présente à partir de 14h. Quant à un médecin, il ne faut pas y compter, il ne vient qu’une fois par mois et encore.

Nous nous installons pour quelques jours à Epupa, juste à l’entrée du village, près des chutes. Le site est sublime, l’endroit est agréable ; nous profitons de la rivière pour faire comme les gens du coin, c’est-à-dire nous baigner, nous laver et faire les lessives. Ils semblent surpris dans un premier temps de voir des blancs faire comme eux, puis ils s'habituent.