Le lendemain, un autre tour nous emmène voir un ancien village d’où provient la légende de l’homme-oiseau : une cérémonie voulait qu’un homme choisi pour sa sportivité et son intelligence, nage jusqu’à une ile proche, y grimpe, récupère un œuf d’oiseau puis le ramène toujours à la nage en terminant par l’escalade de la falaise de 300m. S’il réussissait, il devenait alors l’homme oiseau, et avait l’obligation de demeurer seul pendant 1 an, de ne pas se laver ni se couper cheveux et ongles. Seul un prêtre venait lui apporter de la nourriture. Génial quoi ! Ce village était situé sur le bord du cratère du volcan Rano Kau, cratère parfaitement rond et spectaculaire. Nous voyons aussi la carrière d’où proviennent ces pukaos, les grottes dont une dans laquelle il faut franchir un boyau de 30 m (sans lumière nous finissons par faire demi-tour). Nous découvrons aussi le seul moai de l’ile avec ses yeux. Nous terminons encore une fois à la plage mais sous un ciel gris. Le soir, nous assistons à un spectacle de danses traditionnelles sous le regard émerveillé des enfants. Notre troisième jour sur l’île est un peu déprimant car le déluge ne cesse pas : mais nous en profitons pour faire les marchés artisanaux et marchander un moai de 5kgs que nous mettons à la poste. Bien négocié, cela nous coutera presque aussi cher à le faire acheminer en France que son prix par lui-même.