Nous repartons vers le sud par la ruta 40 qui devient vite une piste difficile puis de la tôle ondulée. Nous devons donc rouler à 10, 20km/h pendant plusieurs centaines de kilomètres. Mais il est bien annoncé « route en travaux » ! Nous avons le droit à notre première tempête de vent qui secoue Dédé dans tous les sens. Cela nous réveille. Quand nous partons au matin, nous sommes obligés de nous arrêter à la première ville venue pour attendre que cela passe car en plus, il se met à pleuvoir. Un hôtel nous offre gracieusement son wifi sans le savoir, on en profite : mise à jour du site, skype à fond. Le prochain bivouac est Chos Malal où nous dormons sur une place qui capte le wifi. Dans la soirée nous recevons un mail d’un argentin qui habite en face de la place et qui a vu notre site inscrit sur Dédé. Après plusieurs échanges de mails, il vient nous faire un coucou avec sa femme et au petit matin nous amène des confitures faites maison. Le lendemain, c’est un argentin qui possède une estancia qui vient nous demander si on a besoin de quelque chose et nous invite chez lui. Malheureusement nous continuons notre route jusqu’à Neuquen.
Pascal avait remarqué que de l’huile semblait couler au niveau de la boîte de vitesse. On s’arrête donc chez Ford (rayon Camion car chez le Ford Voitures, Dédé ne serait jamais passé). A l’exposé de nos inquiétudes, ni une ni deux, ils font monter Dédé sur le pont, et là, tout le garage vient voir la bête, du commercial au directeur, en passant par les mécanos forcément. Nous ne paierons rien de l’intervention (quelques coups de clé + nettoyage), Dédé est par contre lui pris sous toutes les coutures en photos. Le dernier Ford Transit qu'il avait vu datait de 2001 et c'était il y a 3 ans.
A Neuquen, nous célébrons la fête de Marion au champomy argentin et aussi au champagne, du Mercier argentin, pas mauvais du tout pour ses 3€. Quand nous reprenons la route nous sommes arrêtés par des barrages et nous mettons des heures et des heures à les franchir mais rien de bien méchant, seulement une circulation arrêtée par des agriculteurs. Les argentins sont petits joueurs en matière de manifestation, en comparaison aux boliviens et péruviens et on ne va pas s’en plaindre. Ces agriculteurs revendiquent des hausses de salaires et dénoncent leur exploitation par les propriétaires. Nous sommes dans la région qui cultive les fruits pommes et poires surtout.