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Parce que Pascal n’avait pas beaucoup de vacances cette année, nous avions décidé de partir en Dordogne et ainsi de descendre la rivière en kayak. Nous ne connaissions pas cette région et parcourir 120 kms à la rame nous enchantait tous (ou presque). C’était sans compter encore sur la jambe de Pascale. En effet, elle s’est faite opérer pour retirer le matériel orthopédique : la cicatrisation tardive ainsi qu’une légère infection tout comme la météo qui nous annonçait une semaine catastrophique ont fait que nous avons changé d’avis rapidement. Nous prenons en toute dernière minute un billet de bateau pour aller en Sardaigne avec le camping-car bien sûr. Le prix n’est pas le meilleur bien entendu, surtout en le prenant le vendredi soir pour le de départ le dimanche. Le samedi nous préparons armes et bagages et bien sûr Dédé. Tout est prêt quand au moment de partir, le moteur de Dédé démarre puis s’arrête. Impossible de partir, c’est comme si le gazole n’arrivait pas. Mais au bout de 3/4h, miraculeusement, il se décide à partir.


Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre en allant en Sardaigne : en surfant un peu sur le net, il apparaissait difficile de stationner dans l’ile, ainsi que de bivouaquer tranquillement. Beaucoup de camping-caristes disaient que l’on ne pouvait aller qu’au camping ou dans des aires et que l’eau était dure à trouver : on verra bien.


Dimanche, nous prenons ainsi le bateau à Piombino, en dessous de Livourne en Italie. Cela fait un peu loin de chez nous, mais en nous y prenant à la dernière minute, nous n’avions pas trop le choix. Cinq heures de traversée plus tard, nous voici à 19h30 en Sardaigne à Olbia. Nous bivouaquons à San Teodoro le long d’une petite route qui aboutit à la plage la Cinta, sur les places de parking. La nuit fut calme jusqu’à 7h quand les voitures commencent à venir à la plage.


Lundi est notre première journée de vacances, et nous allons en passer la plus grande partie à la plage. La plage est belle, l’eau chaude et d’une clarté … Nous laissons Dédé là où nous avons dormi, c’est payant mais 4€ les 6 heures sont encore raisonnables.

En milieu d’après-midi, nous prenons la direction du sud, il fait chaud et nous profitons de la chaleur pour rouler, au moins pendant ce temps, nous avons la clim. Plage toute la journée. Nous trouvons un bivouac après la plage de Berchida, le long d’un chemin de terre, dans le maquis au milieu des chèvres. Le cadre est superbe, le seul hic est l’arrivée de vingtaines de guêpes, attirées par l’odeur de nos victuailles. Heureusement que nous sommes protégés avec les moustiquaires.

Nous avons passé une nuit très agréable et fraiche : génial. Nous nous rendons à la plage de Berchida, superbe plage de sable fin, pas de construction. L’accès est payant 10€ les 24h pour nous les camping-cars. On aurait pu dormir sur le parking mais Pascal a préféré dormir dans le même bivouac que la veille, tout seul plutôt qu’avec une quinzaine de CC.


Mercredi 13 juillet : nous roulons un peu jusqu’à Cala Gonone. Nous dormons en « ville », à coté du camping, la rue est calme et nous passons une bonne nuit. Juste pour information, le camping coute 18€ par personne, et il y a bien une aire camping-car, mais c’est 25€ la journée. Nous, on préfère ne pas payer, et les sous, on les dépense au restaurant !


Jeudi 14 juillet, nous nous offrons une excursion en zodiac pour aller voir les criques difficilement accessibles à pied. Une partie du littoral est classé Réserve Naturelle ; nous nous baignons dans une eau bleue, chaude et toujours aussi claire et le bateau nous laisse dans des criques sublimes. Ce serait encore mieux s’il n’y avait pas de touristes mais bon...

Vendredi 15 juillet : nous faisons le plein d’eau à Dorgoli à la station essence. Finalement, certains racontaient que l’eau était rare, mais on en trouve un peu partout : stations, fontaines de villages, etc.

Nous visitons Orgosolo, village en plein cœur de l’île, dont on dit qu’il fut cœur de conflits entre la population sarde insulaire et les continentaux. Les murs du village sont décorés de fresques retraçant des faits politiques plus ou moins anciens. Nous avons vu de typiques vieilles femmes sardes toute vêtues de noire.

Nous roulons vers Torgoli et la plage Torre Di Barri où nous compter bivouaquer. Nous trouvons une place sur le parking, payante mais à 3€ par jour, on n’hésite pas. Vers 22h, la pizzeria a branché les enceintes et le parking si tranquille a commencé à se remplir. Nous déménageons une bonne heure plus tard, Pascale ne dormant pas et râlant (et oui…) et nous trouvons très vite un emplacement, dans le maquis à quelques kilomètres de ville, sans un bruit...


Samedi 16 juillet 2011 : nous nous réveillons avec une vue superbe sur la mer. Nous allons passer la journée à la plage de Torre Di Barri et le sior, nous retournons à notre bivouac presque au même endroit, avec un panorama exceptionnel.

Dimanche 17 juillet 2011 : nous parcourons quelques kilomètres et aboutissons à la plage de Quirra, aux eaux translucides, où on accède par une petite route puis un chemin. Nous sommes arrivés en début de matinée sinon il aurait été impossible de se garer sur le chemin. Nous restons dormir sur place au milieu des champs, seuls au monde une fois les plagistes partis.


Lundi 18 juillet 2011 : Nous décidons de partir pour la côte ouest sans nous arrêter à Villasimius comme nous pensions, par manque de temps. Nous passons près de Cagliari, capitale provinciale de la Sardaigne où la circulation est quelque peu difficile. Nous nous arrêtons pour visiter Iglesias mais sommes déçus par la ville. Nous arrivons à Portixedu, la plage est sympa mais l’eau est plus froide que sur la côte est et il y a du vent.

Nous allons au Cap Pecora, c’est magnifique et étonnement, c’est un lieu où les CC peuvent bivouaquer en toute tranquillité sans aucune interdiction. Des français nous disent que le week-end il y a du monde mais ce soir il n’y a que six camping-cars éparpillés sur toute la surface du cap. Avec le vent, les enfants s’éclatent avec le cerf-volant.

Mardi 19 juillet 2011 : Nous allons voir les dunes de Piscinas soit disant les plus hautes dunes d’Europe (on dit rien mais c’est la dune du Pilat la plus haute…). On y accède par des chemins dont un interdit au plus de 2m60 mais on passe sous le porche et un interdit à ceux dont la largeur excède 1m90. Bref, les dunes sont recouvertes de végétaux et on ne se sent pas dans un mini-Sahara comme décrit le guide. Mais la plage est sympa et les enfants se régalent avec le cerf-volant. A 18h, une averse de dix minutes nous fait regagner le CC. Une amende nous attend sur le pare-brise de Dédé, « interdit au plus de 1m90 de large » 89€. Pascal dit que de toute façon on ne paie pas, ça nous fera un souvenir. Nous quittons un éventuel bivouac pour nous arrêter une heure après dans un petit village à trois mètres des vagues, dont le bruit gènera un peu notre sommeil : dur de dire ça quand d’autres c’est le bruit des voitures qui les dérange.

Mercredi 20 juillet 2011 : Il y a un vent énorme, impossible de se baigner. Nous décidons d’aller sur Bosa et Alghero et de retourner sur l’autre côte. De toute façon, nous n’avons plus que deux jours, alors autant profiter de la mer. Nous roulons toute la journée sans nous presser avec un arrêt en courses, à l’essence, à l’eau. Après avoir tourné pour trouver une plage, nous nous arrêtons à la Marina d’Orosei. La plage est belle, l’eau turquoise mais toujours un peu de vent. Le soir, nous retrouvons notre bivouac près de la plage de Berchida.


Jeudi 21 juillet 2011: journée à la plage de Berchida et retour au bivouac de la veille


Vendredi 22 juillet 2011 : nous avançons vers San Teodoro et Olbia mais il y a du monde sur le parking où nous étions le premier jour. Nous nous faisons une dernière pizzeria au Cap Coda Cavallo puis un plongeon à la plage Baia Salinedda.

C'est fini, nous partons pour Olbia pour un embarquement à 21h direction Piombino. Nous sommes en open deck sur le bateau et pouvons ainsi manger et dormir dans notre CC.

A 6h30 nous débarquons et reprenons la route pour Cadolive.


Que dire de la Sardaigne ? Nous avons bien aimé : les plages et criques très belles, l'eau limpide, le soleil, la liberté de se promener en camping-car et d'y trouver encore des endroits sauvages (du moins dans cette partie sud que nous avons faite). Par contre, deux semaines sont vraiment pas assez, on reviendra, un jour.