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Cette année, c'est en camping-car que nous partons, il faut bien le faire bosser un peu ce pépère, il ne s'agit pas simplement qu'il prenne toute la place dans le jardin sans rien faire !

Notre destination est la Sicile, cela fait quelques temps que Pascal en a envie, un je-ne-sais-quoi l'appelle là-bas, il aurait mieux fait d'être sourd, l'avenir nous le fera bien comprendre.

C'est à quatre que nous partons, sans Marion, mais elle viendra nous rejoindre en cours, par avion. Nous roulons sans nous arrêter plus que nécessaire jusqu'à la pointe de la botte italienne et prenons le ferry pour vingt minutes, et nous voici à Messine en Sicile. La traversée de la ville ne nous motive pas à nous arrêter, nous continuons vers l'ouest, direction Milazzo pour nous  poser, et surtout pour être de bons parents : ce soir, c'est la finale de l'Euro de foot, et Romain souhaiterait VRAIMENT voir le match. Quelle misère, mais bon ... Après l'après-midi passée sur une plage quelconque, nous nous mettons à la recherche d'un restaurant qui rediffuse le match France-Portugal, pas évident. Romain est content, on mange pizzas bien entendu, il voit son match.

Ce soir, c'est bivouac en ville, à côté du restaurant, et plutôt tranquille.

Très vite, nous nous nous sentons un peu déçus par la Sicile, on s'attendait à ce que ce soit un peu plus sauvage. Les accès à la mer sont limités, presque inaccessibles en camping-car et les bivouacs très durs à trouver, même quand on se retire du littoral. Aurions-nous perdu la main ? Certes, on trouve quand même des endroits jolis, mais rien d’exceptionnel, et souvent sales.

On se disait qu’on allait devoir aller vite pour retrouver Marion à l’aéroport de Catane le 20 juillet, mais finalement, notre attrait pour la Sicile nous fait nous déplacer vite. Céfalu, Palerme, Trapani, et nous voilà à Marsala, plein ouest de la Sicile. La côte est plus à notre gout, « sauvage », des salines, des moulins à vent, on se poserait bien, mais voilà, quel vent !  Après la visite d’une cave à Marsala, on continue notre route pour trouver un parking en bord de mer, au calme et cela fait du bien. On y reste quand même deux nuits, mais le vent et la fraicheur nous fait fuir au bout d’un moment, l’eau est froide.

Vous constaterez que jusqu’à présent, il n’y a pas beaucoup de photos sur cette page, et pour cause, nous avons eu la joie de nous faire visiter le camping-car sur un parking de Santa Tecla près d’Acireale. Cela fait 8 ans que nous voyageons en camping-car autour du monde, nous avons toujours fait attention. Toujours sauf ces 10 minutes, 10 MINUTES !!!!! 10 minutes pendant lesquelles, le camping-car était garé sur un terrain, en bord de mer, en plein milieu d’un village, avec quelques gens autour qui travaillaient ou qui étaient à leur balcon. On notera quand même le professionnalisme des siciliens : ils n’ont rien cassé, simplement enlevé le déflecteur avant du cc.

Et après, ce fut jackpot ! Il est vrai qu’on les a un peu aidés en ne rangeant rien comme à l’habitude, mais on n’était pas partis longtemps, juste voir si l’accès à la mer était possible.

Bilan : plus rien ! Plus de téléphones (hormis celui que Pascal avait dans sa poche de short), plus d’ordinateurs, d’appareils photo, plus de papiers, de CB (sauf celle de Pascale planquée heureusement), des fringues piquées, des montres, les 400€ en liquide qu’on avait tirés pour les guides sur l’Etna et même la  bouteille de Proseco qui était dans le frigo, incroyable.

Bien entendu, les gens aux alentours n’ont rien vu, les flics s’en tapent malgré la déposition qu’ils ont bien voulus prendre, sur un vulgaire papier.

Les oppositions aux cartes bancaires sont faites et après réflexion, on décide de continuer nos vacances. Les enfants se font une sortie plongée.

On prend la direction de l’Etna qu'on voit de loin depuis quelques temps. On s’est longtemps posé la question de la façon par laquelle nous allions monter en haut ? Nord ? Sud ? Sans réelle information précise, nous décidons d’y aller par le sud, depuis le refuge de Sapienza. Nous avons choisi cette option aussi pour soulager Pascal et ses soucis de genou avec le ligament rompu. Dès 10 heures, nous partons avec notre groupe de 20 personnes et un guide, d’abord en funiculaire jusqu’à 2500m, puis en 4X4 jusqu’à 2900m. C’est alors que nous commençons à marcher, nous avons la chance d’avoir le ciel bien dégagé. Au sommet, à 3350m, le spectacle est tout simplement merveilleux. Nous redescendons jusqu’au funiculaire à pied, en courant dans les cendres, tout en nous arrêtant pour voir d’autres cratères en chemin.

Nous continuons notre tour de Sardaigne en visitant Taormina, jolie, mais trop touristique à notre gout, on se croirait à Saint Tropez ! La vue sur la baie est quand même jolie.

Avant de quitter la Sicile, nous voulions aller voir le Stromboli, volcan toujours en activité. Sauf que cela fait 15 jours qu’il fait la sieste et qu’il n’y a rien à voir. On se rabat donc sur l’ile de Vulcano, sympathique avec ses bains de boue chaude, ses plages de sable noir. La petite balade en bateau de pécheur est très plaisante.

A Milazzo, nous avions trouvé un bivouac, presque bien (dans la version sicilienne), c’est-à-dire, en bord de mer avec la vue sur les iles éoliennes, et presque calme et presque propre. Malheureusement, le mauvais temps s’installe et à en croire les prévisions, il y en a pour plusieurs jours. Il ne nous reste que 4 jours de vacances sans compter la bonne journée de route pour rentrer alors d'un commun accord avec les enfants, on décide de quitter la Sicile et de faire des stops à Rome et Pise. On avait déjà visité ces deux villes mais ils étaient petits et ne s’en souviennent plus et ont envie d'y retourner. On dit donc « Arrivederci », et je dirais même plus « Addio » !

Cap au Nord, à présent aidé non plus par Pascale pour la conduite, mais par Marion. La dernière fois qu’elle avait conduit le camping-car c’était non-officiellement sur le salar d’Uyuni, elle avait 13 ans. A présent, c’est légalement qu’elle peut le faire, et elle ne s’en prive pas. Pour peu qu’elle nous pique Dédé pour partir en vacances sans nous, il n’y a pas loin !