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La Famille Poos autour du monde, en camping car
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2è étape en Thaïlande

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Nous passons la frontière pour la Thaïlande à Poipet. On ne sait pas si c’est à cause des évènements en Thaïlande ou du camping-car, mais un douanier nous offre des bouteilles d’eau et des fruits (ceux qu’on appelle nous des « litchis poilus »). Nous ratons notre premier rendez-vous avec la famille Duvillard, une famille comme nous en camping-car. Après un mail disant qu’ils ont une heure d’avance sur nous, Pascal met le turbo à Dédé et nous voici à 110km/h sur les routes pour tenter de les rattraper. Heureusement, les routes de Thaïlande sont très bonnes. On ne les retrouvera que le lendemain à Surin. Les Duvillard, ce sont Sophie et Adrien, notre âge (quoi que Adrien est plus vieux quand même à y réfléchir), les jumelles Nell et Noa 10 ans et le petit dernier Tao qui vient de fêter ses 6 ans. Nous faisons plus ample connaissance et décidons d’aller visiter un village de tisserands. Sur le même métier à tisser, elles sont jusqu’à 5 : une derrière, trois pour s’occuper des fils et une en dessous.

Puis nous allons vers le village des éléphants à Ta Klang. Nous dormons près de la rivière. D’après un couple de voyageurs, le matin, on pourrait y voir des éléphants. Et au matin, les éléphants arrivent à nous. Nous n’aurions pas pu demander mieux. Les enfants montent sur leur dos et se régalent de faire un tour dans la rivière. Les cornacs viennent toujours à cet endroit afin de faire baigner leurs éléphants. Nous les remercions avec quelques baths mais au moins, l’argent va directement dans leurs poches et non pas dans celles d’un organisateur de tours quelconques. L’après-midi, ce sont huit éléphants qui viennent se baigner, puis une cinquantaine d’étudiants de Bangkok vient les contempler et troubler un peu notre tranquillité.

Puis nous faisons la connaissance d’Alex, un franco-anglais qui s’occupe d’un programme de protection des éléphants. Et là, nous apprenons plein de choses sur ses animaux fétiches : l’éléphant peut peser entre 3t5 et 4t, boire 100l par jour et manger 150kg de nourriture… La personne qui conduit l’éléphant s’appelle un cornac et vit continuellement avec son animal. Il nous invite à participer au bain des quatre éléphants qu’il a amenés : on ne voit pas pourquoi on se priverait de ce plaisir. Nous les rejoignons dans l’eau quelque peu opaque de la rivière, en brasse (Pascale demande à Romain de fermer la bouche, il doit rester des crottes des éléphants du matin !), nous prenons une brosse pour les nettoyer. Ce bain des éléphants restera un merveilleux souvenir pour nous tous, Duvillard et Poos. Nous terminons cette journée en faisant un tour au village lui-même. Il y a des éléphants partout, à chaque maison. Et même un bébé de tout juste un mois, trop mignon, les enfants adorent et ne veulent pas le quitter.

Le lendemain, la chaleur est toujours là et c’est un étrange phénomène que nous voyons dans le ciel. Le soleil est entouré d’un halo, nous passons dans un autre monde. Les éléphants reviennent se baigner. Cette journée est beaucoup moins agitée : les enfants travaillent devant les éléphants qui sont dans la rivière ou qui mangent tranquillement. Les cornacs sont aussi rassemblés près de nous, ils mangent et font la sieste.

La famille Duvillard nous quitte. Pour eux, c’est le retour en France, un peu précipité, après 2 ans de voyage. Sophie et les enfants prendront l’avion pendant qu’Adrien lui cherche un cargo pour renvoyer le camping-car en France. Ils vont descendre sur Bangkok dans le tumulte des événements entre rouges et jaunes. Etant un peu inquiets pour eux, nous apprendrons qu’il n’y a eu aucun souci.


Le lendemain, par hasard, alors que Pascal faisait remplir une bouteille de gaz, le propriétaire lui explique qu’il a un copain français qui vit non loin d'ici et sans rien demander, Pascal se retrouve au téléphone avec Joël qui nous invite tout simplement chez lui, très curieux du voyage que nous avons entrepris depuis plus d’un an maintenant.

Joël et sa femme Sunee nous font découvrir leur village, leurs amis thaïs, les vaches (t'en n'a pas des comme ça Marc?), le vieux moine, ainsi que des vieilles femmes, certaines mâchant du bétel ce qui leur donne un très beau sourire rouge. Le bétel est une noix mixée, mélangée à de la chaux.

Ils nous emmènent en pirogue sur la rivière qui jouxte leur terrain. Nous y découvrons la vie des pêcheurs, un temple et d’autres spécialités culinaires : les fourmis volantes, les criquets, le poisson séché au soleil et frit, ou encore les petits crabes que l'on mange avec leur carapace. Un peu de baignade avec des bouées, une sieste et nous repartons en pirogue.