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Nous retrouvons enfin un supermarché où nous pouvons faire le plein de ravitaillement. De Mae Sai, la ville la plus septentrionale, nous entamons notre périple dans la montagne et la découverte des ethnies montagnardes vivant en Thaïlande. Notre bivouac par hasard sur une place de village au détour d’un virage se révèlera en fait extraordinaire. Nous sommes arrêtés dans un village akha. Nous parlons avec une femme qui baragouine l’anglais. Elle est enseignante et vient aider cette population qui parle akha à apprendre le thaïlandais. Pascale voit une femme en tenue akha rentrer en scooter derrière son mari. Au matin, ce sont trois femmes en tenue traditionnelle qui arrivent sur la place. Grâce à l’intermédiaire de l’enseignante, nous pouvons les prendre en photo. Il y en a même une qui monte dans notre camping-car. Et finalement, elles sont cinq à partir dans la benne d’une camionnette pour la ville afin d’obtenir une aide gouvernementale.

Pascale s’approche alors d’une jeune femme en train de broder un vêtement akha. Elle est vêtue de façon tout à fait classique, de chez nous, c’est-à-dire en jean et tee shirt, mais elle se brode un nouvel habit akha pour les fêtes. Elle nous propose de nous montrer le vêtement de sa fille qui a 3 ans. Pour notre plus grand plaisir, elle le lui met, la petite est superbe. Nous passons plusieurs heures en sa compagnie, elle nous fait visiter son jardin, ses plantations. Ils sont presque totalement autonomes, des fruits et légumes, du thé, au tabac, en passant par le bétel et les animaux de la ferme. Nous rencontrons son grand-père (85 ans) en train de fabriquer une armature en bois pour poser le panier sur les épaules et sa grand-mère (84 ans) la poitrine à l’air toute flétrie en train de mâcher du bétel. Ils nous permettent de les prendre en photo. La petite grand-mère est adorable, toute souriante. Nous repartons avec un ananas, des bananes, du thé, des autres fruits dont nous ne connaissons pas le nom. Pascal lui grave un CD avec toutes les photos que nous avons prises, plus une photo de Romain et une de Julie, elle aime bien les blonds. Ce village nous laissera un souvenir impérissable.

En partant du village, nous croisons une autre grand-mère, 98 ans, en train de couper du bois dans le fossé, incroyable.

Dans cette même journée, c’est ensuite un village lisu que nous visitons. L’habit de cette tribu est très coloré et en velours. Les hommes ont même le pantalon de velours.

Le lendemain c’est une femme Yao avec un boa rouge autour du cou qui vient directement à Dédé pour nous vendre un peu de son artisanat.

Notre passage par la ville de Chiang Rai (Chiang signifie « ville » en Thaïlandais) nous permet de visiter le Hilltribe museum où nous pouvons visionner un film en français (génial) sur toutes ces tribus et en apprendre un peu plus.

A  Chiang Mai, nous apprécions encore une fois la grande gentillesse d’expatriés français, Sylvie et Jean qui nous invitent à l’apéritif dans leur très jolie villa. Les enfants profitent de la piscine et nous repartons avec une demi-terrine de pâté de tête maison. Nous sommes donc bien obligés de nous arrêter à Carrefour pour acheter du pain frais et des cornichons pour aller avec ainsi qu’une bouteille de vin français.

Nous visitons ensuite l’atelier artisanal de fabrication des ombrelles et des éventails : tout à la main, à partir de bambou, de colle, de coton ou de soie et de petites mains de thaïlandaises. Quel travail de minutie !

Autant à la dernière frontière pour entrer en Thaïlande, les douaniers nous avaient donné de l’eau et des fruits, autant pour cette entrée nous devons nous battre. Après « Roule du cul » qui a voulu nous faire payer 1000 bahts de plus pour la traversée côté Laos, voici le douanier thaï qui nous demande 200 bahts pour une inspection du véhicule ou je ne sais quoi. Pascal lui dit qu’il n’a même pas vu le véhicule et que l’on n’a jamais rien payé. Bon, il n’insiste pas trop et on passe sans débourser d’argent. Bref, ça y est on est dans le nord de la Thaïlande. Ce soir-là, nous nous arrêtons en pleine campagne et le lendemain, à 7h20 nous avons le droit à un petit contrôle militaire. Ils veulent regarder dans Dédé, Pascal refuse de leur faire visiter : les enfants dorment et Pascal leur dit que sa femme est toute nue. Il montre son passeport et les militaires repartent.

Nous voici dans le fameux Triangle d’Or. Il y a soit disant beaucoup de contrôle pour lutter contre le trafic d’opium. Nous visitons le musée de l’Opium. Nous sommes encore une fois déçus que notre anglais ne nous permette pas d’apprécier à sa juste valeur ce musée et tout ce qu’il peut nous apprendre sur la culture, l’exploitation et les ravages de l’opium. Puis nous prenons la photo du Triangle d’Or où nous voyons, de cet emplacement en Thaïlande, à la fois le Laos et le Myanmar (ex-Birmanie).