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Après cette pause à Salta, nous repartons du camping pour visiter la Quebrada del Torro que suit le train des nuages (el tren de las nubes).

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Le soir, nous sommes à Tilcara et nous nous offrons le restaurant. Nous goûtons au lama au roquefort pour Pascal, au four pour les filles et à l’ail pour moi. Romain prend un humitas que nous partageons, c’est une feuille de maïs avec à l’intérieur une espèce de purée de maïs : personne n’aime et nous terminons ce repas par une tisane de coca. On se la joue local, le coca a des vertus pour le mal des montagnes, alors il faut bien essayer.

Les 2 jours, nous montons vers la frontière bolivienne. Toujours quelques contrôles de gendarmerie. Pour dire leur efficacité, un gendarme demande à Pascal où l’on va. Pascal qui veut un peu jouer dit « menos rapidos », alors qu’il a parfaitement compris et le gendarme plutôt que de répéter nous fait signe de passer. 100m plus loin, on éclate de rire.

Nous retrouvons 15 km avant la frontière nos « grands-parents » de voyage, Serge et Christiane, 75 ans, du Pradet (Christiane nous fait énormément penser à Paulette) à Yavi où nous devons bivouaquer. Ils ont un cadeau à apporter à une argentine de la part d’une connaissance. Celle-ci nous accueille avec beaucoup d’émotions et nous invite à rentrer chez elle. Elle nous offre du pain et un gâteau qu’elle a cuisinés elle-même. Moment très convivial.

Nous arrivons enfin aux Salinas Grandes après avoir récupéré dans un cri commun de joie une route goudronnée. On se croirait au ski. C’est magique et d’un blanc aveuglant. Romain goutte au sel. On voit des travailleurs en train de mettre du sel en sacs. Le sol est parsemé de petits monticules coniques. On prend des photos et on repart pour la Quebrada de l’Humahuaca (ça sonne bien indien ce mot). La montagne est de toutes les couleurs : vert, jaune, violet, orange, rouge, bleue… et découpée de failles impressionnantes.

Direction San Antonio de Los Cobres puis le Viaduc de Polvorilla à 4200m. Romain, Pascal et moi montons tout en haut pendant que Marion fait un contrôle de math. Julie qui saigne un peu du nez, reste au camping-car. Nous sommes essoufflés. Nous subissons très légèrement le mal des montagnes, le soroche mais rien de méchant.

Nous continuons la ruta 40 mais c’est de la véritable tôle ondulée, du moins cela ressemble à de la tôle ondulée et la route ondule, ondule et cela tape, tape, un peu comme au ski quand la dameuse vient de passer, mais en beaucoup plus haut. Dédé souffre. Nous faisons du 15, 20 km/h pendant des heures, c’est pénible mais le paysage est superbe. On fait 129km en 6-8h. On n’en peut plus, heureusement il y a les animaux qui passent devant nous, vigognes, ânes, lamas… et l’automne est à priori la saison des bébés : trop mignons. Cela fait un mois que nous avons quitté Cadolive

Nous nous arrêtons près d’une maison afin de bivouaquer. Une femme lave son linge en compagnie de ses enfants près d’un point d’eau. Pascal lui demande si on peut stationner près de chez elle. Pas de problème. On s’installe et commençons à boire l’apéritif en entamant une belote quand on entend des cris. On la voit courir, elle vient vers nous, les enfants la suivent en hurlant. Pascal descend du camping-car. La femme se met derrière Pascal, un homme la poursuit. En fait c’est son conjoint qui veut la frapper. L’explication est embrouillée, la femme aurait dépensé tout l’argent que l’homme lui a donné pour acheter à manger et des vêtements aux enfants, à priori il a bu et il n’y a plus d’argent à la maison. Pascal intervient et par des paroles calme le mari, qui finit par partir, lui promettant de la frapper. Pascal conseille à la femme d’aller dormir chez des voisins. Il y a Robin des bois, nous nous avons Papa des Bois. Au fait, savez-vous ce que veut dire Papas en argentin, Patate. Alors les enfants s'amusent à appeler leur père Patate.

Le lendemain c’était la saint Pascal et les enfants nous ont préparé une surprise. Nous n’avions pas le droit de nous lever : Un bandeau collé sur les placards avec les Pascaux, le petit déjeuner tout prêt, 3 cartes de chacun des enfants et moi j’ai eu le doit à un bracelet en scoubidou que je mets toujours (ça aurait pu être en nouilles !).